<<Tu fumes comme un sapeur, et tes mégots Te mettent la gorge et les poumons à zéro.
Et pourtant t'as dis que t'arrétais...>>
Mon calendrier mensuel se remplit de croix, encore une journée passée. Un quotidien corrigé par des heures de bande son. Encore une fois je me demanderai pourquoi y aller, mais j'ai quelque chose à décrocher. C'est une passade. Je me lève, le soleil est loin de le faire, me voilà déjà seul, avec du 320 Kb/s ripostant contre les murs de ma chambre. Ma brosse à dents dans la bouche, je fais mon sac, je danse. Cela ne me rend pas plus jovial pour autant, on va dire que c'est un acte machinal. Entretenir son bonheur n'est pas aussi simple qu'on le pense malgré toutes ces chansons aux aire joyeux. On alterne un peu le son des babas avec celui des bucherons. "Tu n'aurais pas pu te passer de cette chemise hier, tu était tellement belle dedans." Une fois encore je me poserai la question "Pourquoi on me dit jamais des chose comme ça?" Sans jamais trouvé de réponses. Mon quotidien est guidé par des musiques. Mais la jeunesse fout le camps. Où est passée cette génération de dépravés rebelles qui ne pense qu'à fumer et profiter un peu de sa libido? Je ne vois que celle qui se couche tôt, sérieuse et bosseuse, celle qui regarde le film sur la une et qui se couche une fois la pub arrivée. Je ne me sens plus à ma place, les rockers au moins ils ont peur de rien eux, ils ont tout compris.
